Les Provençales aiment le vin !

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Ce samedi, j’ai participé à la quatrième édition du Trophée régional des vins au féminin, organisée par le Conseil régional à Marseille.
200 nanas pour départager les 195 vins de Provence, du Rhône, en appellation d’origine contrôlée (AOC) en indication géographique protégée (IGP, ex vins de pays)… en compétition : ça change ! Et une fois n’est pas coutume, dans les jurys de dégustation il n’y avait pas pas uniquement des professionnels du vin, mais aussi des « consommatrices » averties ou non. À ma table, une prof de tennis, un chargée d’études à l’arsenal de Toulon, une étudiante… Des jeunes et des mamies à la fraîchement retraitées, vive la diversité !
Et quand on leur demande, pourquoi elles se sont inscrites à ce concours, elles répondent unanimes : « Parce qu’on aime le vin ! Le « bon » vin » ! « Parce ce qu’elles aiment la cuisine et que le vin, ça va de pair ! » Ensemble, nous avons noté dix vins. Et…. résultat : nous étions toutes d’accord, pro et non pro. Sur le goût du vin. Ainsi que sur l’habillage. Car les organisateurs de ce trophée ont eu la bonne idée d’introduire ce critère dans le choix des vins. Les étiquettes sont jugées sur leur design et leur cohérence avec le contenu. Bien vu !

Voici les vins que nous avons préférés à ma table :
Bandol blanc 2012 Domaine de la Frégate (12 €)

Frégate

 

Un joli nez de fruits blancs, fin et élégant. Un palais à l’avenant aiguisé de saveurs fraîches et fruitées. Une finale toute en longueur sur l’abricot. L’été au bord de l’eau devant un plateau de coquillages, un loup, un bar grillés… accompagnés de fenouils.

 

Luberon rosé Le Temps des Valeurs 2012
(4 €) Le Temps des Sages

Cave

 

Fraise, fruits rouges au nez avec quelques notes d’agrumes. Bouche ronde et fondue, très agréable, fruitée et fringante. Le bon rapport qualité prix de notre sélection. On le déguste à l’apéritif, avec une salade niçoise ou des tomates farcies.

 

Côtes de Provence La Londe Château Pas du Cerf (13,90 €)
Cuvée Rocher des Croix

PAs du Cerf

Superbe rosé ! Il s’ouvre sur des notes de mandarine, de rose et de litchi.
Il révèle toute sa complexité en bouche où ces saveurs gagnent en intensité et en persistance. Un rosé d’assiette. Offrez-lui une côte de veau en cocotte.

Découvrez le palmarès de l’édition 2013

Palmares Trophée des vins 2013

Chic une invitée !

Mademoiselle Mistral et Catherine Arnaud : une belle complicité !

Mademoiselle Mistral et Catherine Arnaud : une belle complicité !

 

Mademoiselle Mistral accueille une invitée sur son blog !
Catherine Arnaud, sommelière au parcours remarquable – elle fût notamment chef sommelière au Bristol et première femme à occuper ce poste dans un tel établissement – va nous faire partager ses coups de cœur viniques et gourmands.
Chouette ! Nous partageons le même goût du vin, le plaisir de la découverte
et de la rencontre, et en prime, des origines sudistes !
Catherine est montpelliéraine et réside, aujourd’hui, à Saint-Rémy de Provence,
où elle a eu la bonne idée de créer Oh Demoiselle de Bacchus ! un club de dégustation au féminin.
Cette semaine Catherine Arnaud nous emmène dans sa région avec un coteaux Languedoc 2006, le Clos des Nines en magnum !

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Clos des Nines 2006 en Magnum d’Isabelle Mangeart. Coteaux du Languedoc.
Le nom me ramène à mon enfance….J’y ai souvent entendu « oh ma nines! ». Le vin lui à mon présent…
L’œil est séduit par une robe grenat aux reflets tuilés, le nez est élégant aux arômes de cerises mûres, d’épices, d’olives noires et de garrigue.
La bouche est puissante, les tanins encore serrés malgré son âge, c’est un vrai vin de repas jusqu’au dessert ! Un vin de terroir, un vin charnel, émouvant qui a gardé encore sa jeunesse. J’ai succombé….

Un vrai blanc du sud affable comme on les aime

Cette semaine Catherine Arnaud, sommelière et depuis peu intervenante sur mon blog, nous fait découvrir « un vrai vin blanc du sud ! », pour reprendre ses mots.

Domaine de la Monardière Vacqueyras cuvée Galéjade* 2011.
Galéjade, galéjade, mais pas pour moi…et comme tous les grands vins laissez-lui le temps de vous parler…
Sa robe est d’un beau jaune doré, un premier nez discret d’amande amer et de pâte de coing, puis avec un peu de patience il livre sa belle complexité avec des notes d’abricots, de noisettes fraîches, de poires cuites et de brioche.
Sa bouche est charnue, ronde, ample puis elle prend de l’élégance, s’affine tout en gardant sa densité et son caractère du sud !
Un vrai moment d’intensité comme je les aime…

À table, il accompagne des Saint-Jacques justes rôties avec une pointe de citron, des filets de rougets grillés servis avec un filet d’huile d’olive, une bouillabaisse ou si vous êtes plutôt volaille un poulet fermier aux petits légumes du Sud. C’est le vin de tout un repas, jusqu’aux plateau de fromages composé d’un assortiment de chèvres frais et sec.

 * Une galéjade en Provençal c’est une plaisanterie, une blague. Mais ce vin est tout sauf une blague !

Le premier bouchon en liège sans tire-bouchon !

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Amorim le fabricant de bouchons en liège et O-I, le fabricant de bouteille en verre ont fait phosphorer leurs services recherche et développement durant 4 ans pour inventer un nouveau bouchon, le bouchon en liège sans tire bouchon !
Les deux partenaires ont présenté leur découverte à Vinexpo, le salon mondial des vins et spiritueux, lundi 17 juin.
Ils l’ont baptisé Hélix, nouveau concept de bouchage  » twist&pop ». Comprenez par là : le bouchon se retire de la bouteille en le « twistant » et reproduit le fameux « pop » à l’ouverture ! Un filetage à l’intérieur de la bouteille permet d’insérer et de comprimer le bouchon à l’intérieur de cette dernière, puis de l’extraire sans difficulté.
Selon Amorim et O-I ce bouchon possède les mêmes qualités de préservation des vins que ses alter ego avec tire-bouchon.
Nous l’avons testé : c’est sûr, on ouvre très facilement la bouteille et le geste est plutôt sympa ! Reste à savoir ce qu’en penseront les sommeliers…

Glacé de tomates anciennes basilic huile d’olive fruité noir Le Castelas

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Idée d’entrée rafraîchissante ultra simple, ultra rapide à réaliser. Au point que j’ai presque honte de vous la livrer…
Pour la réaliser, il vous faut deux outils indispensables : un robot mixer et une passoire à tamiser.

Les ingrédients

6 tomates variétés anciennes charnues et très mûres
10 cl d’huile d’olive fruité noir du moulin Le Castelas aux Baux de Provence. Signée Jean-Benoît et Catherine Hugues, oléiculteurs aux Baux de Provence, cette huile possède un goût intense et suave et adoucit les saveurs acidulées de la tomate.
1 bouquet de basilic
1 poignée de piment d’Espelette
Sel, poivre.

La recette

Lavez les tomates, coupez-les en morceaux, passez-les au mixer avec la peau
Au tamis, passez les tomates broyées dans un saladier
Ajoutez, l’huile d’olive, le piment, le sel, le poivre
Réservez au frais, servez dans des verres individuels avec une paille.

Le vin de la recette

J’ai hésité entre un blanc et un rosé. Après test, je conseille un blanc plutôt gras et structuré pour contrebalancer l’acidité de la tomate.Dans cette catégorie : le Vacqueyras blanc 2012 du Clos des Cazeau cuvée Vieilles Vignes.

La palette de Boulélé

©andyparant.com_DSC9551Qui dit neige dit fondue…. Efficace voire pavlovien. J’étais donc à Tignes, pour cette toute fin d’année, accompagnée d’une poignée d’amis « sportifo-oeno-gourmando-festifs ». Il fut acté que j’étais en charge de trouver l’accord parfait pour accompagner cette sacro-sainte fondue savoyarde.
Entre les Sherpa et Petits Casino, la quête du Graal démarrait fastidieusement quand une petite devanture, au charme savoyard quelque peu désuet, arrête mes pas. Passé le ban d’huîtres devant le pas de porte, je rentre dans la caverne d’Ali Baba si ce dernier eut été savoyard : Crozet, Terrines, Fromages, Charut’ … Bref toute la gastronomie locale réunit dans ces quelques mètres carré et surtout un rayonnage de vin enfin digne !

"Une fondue ? T'aimes le vin ? Tu veux oser ?"

« Une fondue ? T’aimes le vin ? Tu veux oser ? »

 

Bien sûr tiennent place forte les vins de Savoie, Mondeuse, Gamay, Chignin et autre Roussette. Le reste est un tour de France réalisé au grès des coups de cœur du patron des lieux. J’ai nommé « Boulélé » ! L’œil est malicieux et on est loin des cours magistraux de certains cavistes ampoulés. « Une fondue ? T’aimes le vin ? Tu veux oser ? ». Je réponds à l’affirmative à ces questions et voici Boulélé qui réapparait avec, entre ces mains, un Anjou blanc 2010 de chez Patrick Beaudouin.

Whaou ! Un chenin (sec) sur la fondue, il fallait y penser surtout dans le pays de l’Apremont ! J’en prends trois sans une once d’hésitation, certaine de ravir la bande de « sportifo-oeno-gourmando-festifs » qui m’attend au chalet….Ce qui fut fait. Monsieur Beaudoin fut donc de la partie et la Palette de Boulélé mon meilleur spot de l’année.
PS : le garçon fait aussi Bar à Vins…je vous laisse imaginer sans peine où j’ai passé mes soirées tignardes !

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